Côte d’Ivoire-Cameroun, avec une pelouse impraticable

Côte d’Ivoire-Cameroun, avec une pelouse impraticable

C’était le choc attendu de cette deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde en Afrique. La Côte d’Ivoire recevait le Cameroun à Abidjan et le match a tourné à leur avantage. Les Éléphants ont battu les Lions Indomptables 2-1.

Haller met le Cameroun K.O d’entrée

En effet, le match avait à peine commencé que les camerounais étaient déjà menés 2-0. Entreprenante, la Côte d’Ivoire passera par ses ailes pour créer des brèches dans la défense des quintuples champions d’Afrique. Jeremie Boga à gauche, va causer et tirer le coup-franc qui conduira au penalty transformé par Sébastien Haller à la 29e minute pendant que Jean Evrard Kouassi à droite, sera à l’origine du but de son doublé, neuf minutes plus tard. Les hommes de Patrice Beaumelle mènent 2-0, le break est fait.

Un Cameroun de retour…

Au sortir des vestiaires, l’entraîneur Antonio Conceicao va procéder à trois remplacements qui vont s’avérer être payants. Stéphane Bahoken et Karl Toko Ekambi à la place de Vincent Aboubakar et Pierre Kunde Malong, vont notamment revigorer une attaque qui semblait amorphe jusque-là. L’attaquant de l’Olympique Lyonnais sera d’ailleurs à l’origine du penalty de la réduction du score camerounaise, marqué par Moumouni Ngamaleu à la 61e minute.

Derrière ce but, le Cameroun va dominer la seconde période sans revenir à la marque, en prenant même le risque de se faire punir en contre. Le score aurait pu être pire après le coup franc de Jean Michael Seri qui s’est écrasé sur la barre d’Epassy et le face à face raté par Kouamé à la 87e minute, mais on s’arrêtera là. La Côte d’Ivoire s’impose 2-1 et la seconde période du Cameroun nous promet un match retour de toute beauté à Yaoundé.

La pelouse du Stade Ébimpé

Au milieu de cette rencontre qui aurait pu être plus belle, le monde entier a dû constater l’état calamiteux de la pelouse du Stade Ebimpé. Pour un pays comme la Côte d’Ivoire, dans un classique du football africain, le gazon se devait d’être à la hauteur des évènements. Il serait impensable de voir un Brésil – Argentine, un France – Italie, un Corée du Sud – Japon ou un Mexique – États – Unis sur une aire pareille. L’image renvoyée par ce stade n’est pas bonne. Les clubs européens qui ont vu ça ont certainement enregistré une raison de plus de bloquer les internationaux africains. Quoique…