Diagne et PAN champions avec Galatasaray


Galatasaray

Le Championnat turc a rendu son verdict : Galatasaray s’est octroyé son 22e titre de champion après sa victoire sur son dauphin, Istanbul Basaksehir (2-1). Dans un match sous haute tension, les Cimbom ont pris l’avantage grâce à Feghouli et Onyekuru.

À deux journées de la fin, Galatasaray et Basaksehir, tous deux en tête du peloton avec le même nombre de points (66), de victoires, de matches nuls et de défaites, se sont fait face pour le titre ce dimanche. Et comme il fallait s’en douter, il régnait dans la ville d’Istanbul et plus particulièrement à la Türk Telekom Arena une atmosphère pesante. Tandis qu’une tension infinie rongeait les supporters Cimbom en tribunes, le pré était le théâtre d’un combat de tous les instants. Dans un match où les imprécisions techniques étaient nombreuses, Galatasaray allumait la première mèche par l’intermédiaire de Fernando sur corner (4e). Malgré une certaine domination, les locaux jouaient à se faire peur et Muslera, coupable d’une relance approximative, voyait Bajic tenter sa chance. Mais le portier uruguayen se rachetait en remportant son face-à-face (10e). Mais qu’importe, Basaksehir finissait par trouver la faille quelques minutes plus tard grâce à ce même Bajic, qui catapultait d’un coup de tête le ballon au fond des filets (0-1, 17e).

Échauffourées à la pelle

Après avoir vu un adversaire envoyer le ballon en tribunes, les aficionados de Galatasaray, très agacés, balançaient bon nombre de projectiles sur les ouailles d’Abdullah Avci. S’en suivait alors une rixe entre les joueurs des deux escouades. La première d’une longue série. Sur la touche éclatait même une altercation entre Cipe et Adebayor. Et c’est sans son capitaine, Emre Belözoglu – ancienne gloire de Galatasaray-, blessé à la demi-heure de jeu, que Basaksehir devait braver la folle ambiance d’une arène totalement surexcitée. Porté par tout un peuple, Galatasaray reprenait ses esprits et mettait à contribution Günok par deux fois sur un retourné de Donk et une reprise à bout portant de Macao (35e et 41e). Les visiteurs, eux, ne rompaient pas, reprenant leur marche en avant, et offraient même quelques sueurs froides à l’arrière-garde de Galatasaray après un drôle de cafouillage (44e). Mais au sortir des vestiaires, Feghouli, sur corner, faisait chavirer tout son monde sur un superbe retourné acrobatique (46e). Galatasaray enflammait la rencontre et pensait, par deux fois, prendre l’avantage grâce à Belhanda d’abord, puis Onyekuru (58e et 62e). Mais après consultation de la VAR, les deux pions étaient à chaque fois refusés. Les esprits s’échauffaient, encore et encore, et les joueurs de Basaksehir, voyant l’étreinte se resserrer de façon inquiétante, finissaient par céder définitivement. Onyekuru, déjà buteur face à Fenerbaçhe il y a quelques semaines, remettait le couvert et doublait la mise pour ses troupes (2-1, 64e). Et s’il semblait hors-jeu, le Nigérian, avec ce pion, mettait les siens sur la route du titre. La fin de match, tailladée, n’offrait pas grand-chose, si ce n’est de nouvelles querelles. Peu importe finalement. Au bénéfice de ce succès, Galatasaray s’offre, dans son antre en fusion, son vingt-deuxième titre de champion de Turquie. Un record.