Coupe du Monde tous les deux ans : Arsène Wenger défend son projet

Coupe du Monde tous les deux ans : Arsène Wenger défend son projet mordicus

La Coupe du Monde se tiendra-t-elle finalement tous les deux ans ? C’est la question que la planète foot se pose actuellement. L’UEFA, la CONMEBOL, confédération sud-américaine de football, et de nombreux autres acteurs du ballon rond sont opposés à ce projet qu’Arsène Wenger, son instigateur, continue de défendre obstinément.

Arsène Wenger veut « donner une chance à tout le monde »

En effet, dans un entretien accordé à RMC, l’ancien manager d’Arsenal a réaffirmé son envie d’organiser le mondial de façon biennale. Son ambition dit-il, est de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. Explications :

« Mon programme au départ c’est de donner une chance à tout le monde, au monde entier, souligne Arsène Wenger. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Si vous êtes né en Afrique, en Europe ou en Asie vous n’avez pas la même chance de devenir un grand joueur de football. »

Une décision bien mûrie

Avant de prendre cette décision, Arsène Wenger n’est pas allé droit au but. Il a consulté les esprits les plus éveillés du sport roi et pris en compte quelques principes importants :

« Pour réorganiser le calendrier international, affirme le français, j’ai été guidé plus en détail par certains principes (…) J’ai consulté énormément de monde. A chaque fois j’ai posé plusieurs questions. D’abord, pensez-vous que l’on peut rester avec le calendrier actuel et ne rien changer ? 100% d’unanimité pour me dire non. Ensuite, je propose un calendrier et je demande si les autres ont de meilleures idées on peut les intégrer ».

« Il y a une peur de perte de prestige de la compétition… »

Enfin, en ce qui concerne le prestige, Arsène Wenger n’est pas inquiet. Ceux qui pensent que ce choix tuera l’attractivité de la Coupe du Monde se trompent, selon l’alsacien :

« Il y a une peur de perte de prestige de la compétition, commente Wenger. C’est une question que l’on peut se poser (…) J’ai été aussi élevé au foot avec une Coupe du monde tous les quatre ans. Je n’en ai pas raté depuis 1982. Dieu sait si j’aime cette compétition mais je pense que le prestige n’est pas forcément lié à la distance entre les deux compétitions. Sinon il faudrait encore l’étendre (…) Le prestige c’est lié à une peur mais le prestige vient avant tout de la qualité de la compétition et du fait que tout le monde soit là. Il faut aussi que l’on propose de véritables compétitions. Le respect des supporters, selon moi, c’est de proposer de véritables compétitions. J’ai été guidé par la simplicité et n’organiser que des compétitions que les gens comprennent. Aujourd’hui, les supporters ne savent pas quelle compétition se joue. J’ai aussi été guidé par le fait d’avoir moins de voyages pour les joueurs, avec moins de matchs de qualification. »