La Juventus solide leader après sa victoire sur Naples

Juventus, Naples, Serie ALa Juventus Turin fait plus que jamais la course en tête de la Serie A après avoir battu son dauphin napolitain chez lui (1-2). Les hommes d’Ancelotti pourront s’en vouloir, d’autant qu’Insigne a raté le penalty de l’égalisation en fin de match.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Un brin de chance, sur une décision arbitrale potentiellement litigieuse (le rouge du gardien napolitain Meret, 25e), un coup franc direct, un corner, un penalty manqué par l’adversaire et trois points récoltés à l’abnégation plus qu’à la maîtrise collective. La Juventus de ce début 2019 n’a pas grande ressemblance avec celle qui marchait sur l’eau à l’orée de l’exercice 2018-19. La démonstration de l’Atlético face à la Vieille Dame, en Ligue des champions, fut le paroxysme de ce déclin. Mais en Serie A, les hommes de Massimiliano Allegri connaissent la recette. Et restent intraitable. Malgré tout.

Le 4-4-1 – sans Pjanic, buteur (28e) mais expulsé (47e) – qui devait permettre à la Juventus de conserver son avantage en deuxième période a miraculeusement tenu le choc, malgré la réduction de l’écart par José Callejon (61e) et grâce au penalty raté par Lorenzo Insigne (84e). Et c’est au courage que les collègues de Cristiano Ronaldo s’en sortent avec la victoire, Wojciech Szczesny gardant sa cage inviolée face à la très grosse pression des Sudistes et aux corners répétés (12). Un succès qui leur permet de prendre seize points d’avance (!) sur le dauphin et adversaire du soir le Napoli. Le club dirigé par Carlo Ancelotti aura lui des regrets. Car après un changement de système très judicieux de l’ancien coach du PSG, Naples passant à trois – voire à deux défenseurs uniquement sur certaines séquences – après l’entrée de Dries Mertens à la pause, le reste du match fut une session d’attaque-défense. À ce petit jeu, Naples y est perdant…

Bonucci-Chiellini-Szczesny, c’est costaud

S’il est plus logique d’analyser le trident offensif Ronaldo-Dybala-Mandzukic lors des grosses affiches italiennes ou européennes, la défense de la Juventus a rappelé – encore fallait-il que le besoin existe – qu’elle n’avait rien à envier aux forts des grosses écuries du Vieux Continent. En bons briscards, Bonucci et Chiellini ont plutôt bien contrôlé les airs, installés en derniers remparts d’un bloc ultra regroupé et aux espaces minimalistes. Au but, Wojciech Szczesny a quant à lui fait le job, notamment dans les airs comme sur le penalty loupé d’Insigne, forçant le lutin de Naples a cherché l’angle au maximum. Trop, le cuir frappant le poteau.

Insigne, de héros à paria

On joue la 61e minute quand Lorenzo Insigne vient déposer un caviar dans le dos de la défense turinoise. À la réception, José Callejon dépose le ballon dans le but, et redonne espoir à tous les tifosi napolitains. En vain. Car si Naples a dominé la totalité de la seconde période à 10 contre 10, les occasions se faisaient plutôt rares, hormis sur des tentatives de loin. Pis, Lorenzo Insigne, capitaine, ratait la plus belle des occasions, en l’occurrence un penalty (84e) obtenu par Fabian Ruiz sur une main d’Alex Sandro. Lorenzo Insigne aurait pu enfiler la cape de héros, il la laisse cette fois un peu au placard.