La triste vérité de Cannavaro : « A Berlin Zidane a commis grosse une erreur »

La triste vérité de Cannavaro :

Fabio Cannavaro capitaine de l’Italie lors de la fameuse finale en 2006 contre la France, est revenu sur le fait le plus marquant de cette rencontre: Le coup de boule de Zinedine à Marco Materazzi.

Dans un entretien avec France Football, Fabio Cannavaro a tout d’abord déroulé le film de la rencontre:

« A Berlin, les choses avaient mal débuté pour nous, avec la France toute heureuse d’obtenir rapidement un penalty. Encore une fois, nous avons démontré du caractère en égalisant par Marco Materazzi, puis en heurtant la transversale par Luca Toni. Après l’heure de jeu, nous avons vraiment souffert car les Français étaient mieux physiquement. Mais l’Italie a su tenir. Et quelle intensité dans ce match ! Je pense à la prolongation, à la tête de Zidane déviée par Gigi, au but refusé à Toni. Après, il y a eu le regrettable épisode entre Marco et Zidane, puis les tirs au but… A ce moment-là, je sentais que nous allions gagner. Pourquoi ? L’envie que nous avions, la conviction. D’habitude, lorsque l’on s’approche du banc de touche pour désigner les tireurs, l’entraîneur a toujours un peu de mal à trouver des volontaires. Pas le 9 juillet ! Lippi a mis deux secondes à coucher les noms sur sa liste : nous étions tous partants ! A commencer par Daniele De Rossi. Imaginez : mon jeune coéquipier avait pris quatre journées de suspension pour son coup de coude lors d’Italie – Etats-Unis et était juste revenu pour la finale. S’il rate son tir au but, il finit en mille morceaux, massacré par tous les médias. Là, Daniele nous a montré courage, personnalité, flegme. Un grand ! »

A relire : Ce que Materazzi a vraiment dit à Zinedine Zidane en 2006

…Avant de donner son avis sur l’incident malheureux entre Zidane à Materazzi :

« J’ai joué à plusieurs reprises contre Zidane. Cela a toujours été d’intenses duels. Zizou, je le considère comme un très grand champion, mais je pense qu’à Berlin il a commis une erreur. Et je ne dis pas ça parce qu’en face il y avait un Italien. Vous savez, sur un terrain, on en entend des vertes et des pas mûres. Il n’empêche : un joueur de sa classe ne peut pas faire un tel geste. Et l’on ne peut pas le justifier. Après la finale, on en a beaucoup trop parlé », s’est désolé Fabio Cannavaro.