Le Bayern Munich humilie le FC Barelone 8-2 en Ligue des champions

Le Bayern Munich humilie le FC Barelone 8-2 en Ligue des champions

Incroyable mais vrai ! Le Bayern Munich a humilié le FC Barelone 8-2 en quart de finale de la Ligue des champions ce vendredi et se qualifie en demie.

Sept pions inscrits face au FC Barcelone de Messi. Ce quart de finale du Final 8 2020 restera dans l’histoire. Si fort collectivement et plus que jamais favori à la victoire finale, le Bayern Munich s’est bien amusé (8-2).

L’humiliation en mondovision

«Le Bayern est toujours favori, partout où il joue. Mais demain (vendredi), ils jouent contre la meilleure équipe du monde.» Même s’il plaisantait (chose qui n’est pas certain), Vidal aurait peut-être dû y réfléchir à deux fois avant de sortir une telle phrase, jeudi, en conférence de presse. Car le Bayern, ce n’est pas le Napoli, éliminé laborieusement en huitièmes. Et le Barça l’a appris très, très, très durement à ses dépends en quart de finale de la Ligue des champions. Le Bayern Munich a envoyé un message aux demi-finalistes et au monde entier en détruisant les Catalans. Quatre buts après trente minutes. huit au final ! Le Bayern est la première équipe de l’histoire à inscrire huit pions dans un match à élimination directe en C1. Une démonstration collective de très grand niveau. Lionel Messi n’a absolument rien pu faire. Quique Setien, pour son dernier match, restera dans les livres d’histoires blaugrana.

Dans un match qui a démarré sur les chapeaux de roues pour nous offrir une entame à couper le souffle. Müller, sur une subtile remise de Lewandowski, lançait rapidement les débats (0-1, 4e). Et si on pouvait déjà craindre une correction, Alaba égalisait contre son camp, malheureux sur sa déviation (1-1, 7e). Messi touchait le poteau (10e) et le Barça pressait même très bien le Bayern. Mais le deuxième but bavarois allait tout changer. A l’origine, une erreur du duo Semedo-Roberto et une conclusion de Perisic (1-2, 20e). Le début de dix bonnes minutes de folie dans le camp catalan. En très grande délicatesse avec son jeu au pied, Ter Stegen sauvait d’abord la patrie (27e), avant de s’incliner face à Gnabry, servi d’une extraordinaire passe à l’aveugle de la part de Müller (1-3, 27e). Puis 4-1, avec une passe de Kimmich pour le même Müller (1-4, 31e). De quoi nous rappeler la physionomie du Brésil-Allemagne de la Coupe du monde 2014 (1-7). Müller était déjà là.

Et le score aurait pu flamber à de nombreuses reprises en faveur des troupes de Flick. Après le repos, Setien lançait Griezmann et Suarez, après un superbe crochet sur un Boateng déboussolé, faisait croire à une remontada (2-4, 57e). Cela a duré six minutes, le temps pour Kimmich de transformer un festival de Davies (2-5, 63e). Alba devant Coman (68e), puis Ter Stegen face à Gnabry (69e) empêchaient de nouveaux buts. Mais alors qu’on ne s’y attendait pas vraiment, Barcelone encaissait trois buts en sept minutes (82e – 89e) avec deux buts et une passe décisive (pour Lewandowski) de Coutinho, prêté par le Barça et blacklisté en Catalogne. Le calice jusqu’à la lie. Pour un moment d’histoire qu’on n’est pas prêt d’oublier. Oui, le Bayern a claqué huit buts au Barça de Messi. Irréel.

Comment choisir ?

Un symbole : à 5-2, ce Bayern continuait à presser, à mettre du rythme, et ce malgré les changements de Flick qui faisait tourner. Pour être récompensé par ce score éclatant. Ce Bayern champion d’Allemagne et vainqueur de la Coupe n’a pas été coupé dans son élan par le mois de repos après la fin de la saison outre-Rhin. Comme l’impression que cela leur a fait du bien pour se ressourcer physiquement. Müller, Goretzka, Kimmich, Davies, Gnabry, Alcantara… Impossible de nommer un Bavarois qui a raté son match. Boateng a été enrhumé par Suarez en seconde période ? N’oublions surtout pas son sauvetage décisif de la 3e minute face à Suarez. Pressing, jeu de passes, collectif tellement au point, efficacité… Bref, il va falloir être très costaud pour empêcher le Bayern d’être sacré dimanche 23…

Le cauchemar de Semedo

Il y a bien Ter Stegen qui est pour une fois complètement passé au travers alors qu’il avait là l’occasion d’envoyer un message face à un Neuer qui le devance en sélection. Il y a Busquets transparent, Roberto pas au niveau, Alba dépassé… Mais il y a aussi le Portugais. Son bilan sur ce quart de finale est cataclysmique. Il y a son erreur sur le 2-1, mais aussi celle au départ de l’action du 4-1. Puis ce duel raté face à un Davies qui lui a donné de sérieux maux de tête sur le 5-1. En plus des erreurs de placements et de nombreux duels perdus. Semedo n’a jamais été en mesure de stopper l’hémorragie. Sans aucun doute l’une des trois pires soirées de sa carrière.