« Le meilleur ennemi de ma carrière est Ibrahimovic, sans aucun doute. »

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Ibrahimovic est

Coéquipier de Zlatan Ibrahimovic pendant une saison à la Juventus, Chiellini a vécu le départ du Suédois vers l’Inter Milan comme une trahison.

Mardi, la Juventus Turin est allée s’imposer sur la pelouse de l’Inter Milan et s’est qualifiée pour les demies de la Coupe d’Italie. Dans ce choc des rivaux de toujours, Giorgio Chiellini a pu suivre du banc le festival de Cristiano Ronaldo (deux buts) avant de venir en aide à la jeune garde défensive turinoise qui était composée de De Ligt et Demiral.

Un cran en dessous la saison dernière, l’international italien vit une seconde jeunesse sous les ordres de son ancien coéquipier, Andrea Pirlo. A 37 ans, Chiellini est plus proche de la fin que du début de sa carrière et commence déjà à sortir la boîte à souvenir. Dans les colonnes de So Foot, le champion du monde 2006 est revenu sur son style et estime qu’il faut des défenseurs rugueux comme lui pour aller à la guerre face à certains attaquants.

« Pour gagner les duels contre les attaquants, il faut des défenseurs ‘normaux’ comme moi ou Barzagli. Attention, Andrea était un très bon défenseur mais nous n’avions pas les qualités de champions de Sergio Ramos au Virgil van Dijk. »

Conscient des limites de ses qualités, Chiellini n’a jamais évolué en dehors de la Serie A. Pourtant, il a bien eu l’occasion de rejoindre la Premier League mais a préféré décliner l’offre d’Arsenal et de Wenger alors qu’il n’avait pas encore atteint la majorité.

« Avec le recul, j’ai été idiot de refuser cette offre. J’avais 16 ans, je jouais en C, j’ai reçu une offre énorme. Je ne me sentais pas prêt. Si j’avais accepté, j’aurais eu l’impression de trahir Livourne. »

Il a finalement pris la direction de la Juventus Turin en 2004 avec un prêt dans la foulée à la Fiorentina. Après presque 600 matches joués sous les couleurs de la Vielle Dame, Chiellini s’est imposé comme une légende du club et son association avec Bonucci n’est plus à décrire. Seize ans de fidélité qui lui ont donné l’amour du maillot et c’est cet amour qui l’a vu « détester » Ibrahimovic, parti à l’Inter Milan au moment de la relégation de la Juve en Serie B.

« Je respecte beaucoup Zlatan Ibrahimovic, nous nous respectons les uns les autres. Nous étions coéquipiers, lors de ma première saison à la Juve. Je n’ai jamais eu peur de lui faire face, je n’ai jamais reculé devant lui. Il avait déjà une force physique extraordinaire. Après cela, il est devenu « l’ennemi absolu », quand il a rejoint l’Inter, puis un simple « adversaire » de Milan ou de l’équipe nationale. Le meilleur ennemi de ma carrière est Ibrahimovic, sans aucun doute. »