Ligue des champions : Borussia Dortmund bat le PSG (2-1)

Ligue des champions : Borussia Dortmund bat le PSG (2-1)

Le PSG est encore passé au travers. Loin de son niveau, le club de la capitale a concédé une défaite logique sur la pelouse du Borussia Dortmund en 8e de finale aller (2-1), mardi soir.

L’homme de la soirée était Norvégien : Erling Braut Haaland. Le buteur de Dortmund a claqué un doublé (69e, 77e) et offert la victoire à son équipe. Neymar avait égalisé à la 75e minute.

Une prestation très décevante, un doublé du phénomène Erling Haaland, et voilà Paris dans une situation compliquée. Le PSG a été battu par le Borussia Dortmund (2-1), mardi soir, sur la pelouse du Signal Iduna Park, en 8e de finale aller de la Ligue des champions. Le but inscrit par Neymar permet au club francilien de garder espoir en vue du match retour, le 11 mars prochain au Parc des Princes. Mais la formation de Thomas Tuchel est loin d’avoir affiché, dans ce premier round, le visage d’un quart de finaliste de C1. Il devra, une fois n’est pas coutume, renverser la situation dans trois semaines.

Il y a le résultat, d’abord. S’incliner 2-1 sur la pelouse de Dortmund, après avoir été chahuté durant une majeure partie de la rencontre, est un moindre mal. Si le Paris Saint-Germain a concédé sa première défaite de la saison en C1 au pire des moments, il a au moins su limiter la casse. Quand Neymar, servi sur un plateau par un Kylian Mbappé qui avait décidé de percuter tête baissée ou presque, a égalisé à un quart d’heure du terme (1-1, 75e), on a même pensé à la très bonne affaire.

Mais deux minutes plus tard, l’homme en forme de Dortmund Haaland est venu prouver, d’une superbe frappe en lucarne (2-1, 77e), que sa saison n’était pas qu’un feu de paille. Et que le talent n’avait pas d’âge. Comme Mbappé en 2017 avec Monaco, sur cette même pelouse, le Norvégien a épaté l’Europe d’un doublé, après un premier but en renard des surfaces (1-0, 69e). Un coup d’éclat qui n’a toutefois pas suffi à enterrer Paris.

Verratti en pompier de service, Gueye dépassé

Mais arrive ensuite l’analyse du contenu. Et là, il y a de quoi tirer la sonnette d’alarme, pour faire dans l’euphémisme. Organisé en 3-4-3 pour la première fois de la saison, Paris a souffert dans ce système, au contraire d’un Borussia Dortmund parfaitement à l’aise. Le club francilien a été dépassé dans l’agressivité, dans l’animation.

Et dans l’entrejeu, Marco Verratti jouant au pompier de service pour compenser la prestation cataclysmique d’Idrissa Gueye. Emre Can, sur le premier but des locaux, puis l’entrant Giovanni Reyna, sur le second, ont eu tout le loisir de se mettre dans le sens du but et de perforer un milieu défaillant. Une vraie anomalie à ce niveau. Averti bêtement pour une contestation à la 89e minute, Verratti manquera d’ailleurs le match retour.

Offensivement, les hommes de Tuchel ont insisté dans l’axe, passant très peu sur des côtés laissés déserts par Thomas Meunier, lui aussi suspendu au match retour, et Layvin Kurzawa. Kylian Mbappé a enfin secoué le cocotier dans la dernière demi-heure (65e, 66e), alors que Neymar a trouvé le poteau sur sa frappe du gauche (81e). Mais jamais les visiteurs n’ont réussi à combiner dans le camp de Dortmund.

Navas a fait le job

En face, les coéquipiers d’Emre Can n’ont pas sur-dominé, ni accumulé les occasions à la pelle. Mais ils auront de quoi regretter plusieurs situations nettes. En excellant dans le jeu de transition et en profitant de pertes de balles axiales, les locaux ont notamment obligé Keylor Navas a quelques parades (27e, 49e), portés par un Jadon Sancho actif.

Une chose est sûre, ce choix de système fera débat. Et quelque soit son choix de composition au match retour, Tuchel devra faire sans Thomas Meunier et Marco Verratti, suspendus donc pour ce 8e retour. Pas un cadeau, là non plus.