Ligue des champions: L’Ajax et la Juve se quittent dos à dos 1-1

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Au terme d’un match de très grande qualité, l’Ajax et la Juve se sont quittées dos à dos (1-1). Ronaldo a marqué, Neres a répondu et ce sont deux ADN différents qui ont brillé.

L’Ajax 2018-19 est une source non épuisable d’étonnement. Car face à la Juve, dans une opposition de style caractérisée, la jeune escouade d’Amsterdam a tenu le choc. Pis, elle a dominé, outrageusement par instants, un quart de finale aller où le résultat n’est pas si bon que cela pour Frenkie de Jong et ses coéquipiers. 1-1, but à l’extérieur pour les Turinois. Précieux dans l’optique du retour dans une semaine en Italie, après une réalisation signée Cristiano Ronaldo (45e). Le momentum était parfait, après une première période au cours de laquelle les locaux prenaient la main sans peur ni inquiétude. Du pressing efficace, des intentions, du jeu en triangle et des qualités mises en exergue par les orientations des excellents De Jong et Van de Beek. Pour ne citer qu’eux…

Ronaldo, lui, venait ainsi punir l’Ajax avant la pause. Son coup de tête imparable trompait Onana après une merveille de centre de Cancelo. On pensait alors l’Ajax sous le choc. Mais l’insouciance des ouailles de Ten Hag n’est pas un mythe. À peine trente secondes après le retour des vestiaires, le jeune Brésilien David Neres déboulait côté gauche, offrait un amour de dribble devant Cancelo et envoyait le ballon dans le petit filet opposé (46e). Du droit, s’il vous plaît, son mauvais pied. La suite fut une copie conforme du premier acte : la Juve bien installée, malgré des espaces entre les lignes bien exploités par l’Ajax, mais une solidité défensive à (presque) toute épreuve tandis que les Bataves se signalaient par du mouvement incessant et une esquisse de total voetbal. Douglas Costa, de son côté, passait près d’offrir le hold-up aux siens en tapant le poteau en fin de rencontre (85e)… Pour une fois, le réalisme n’était pas italien.

Le gagnant : 100% Juve

Les plus mâlins le prédisent à chaque rencontre : la Juve s’en sort toujours. À Amsterdam, elle fut dominée. À outrance, parfois. Mais l’équipe de Massimiliano Allegri ne s’est jamais vraiment affolée. Une défense plutôt solide, même si orpheline – et cela s’est sentie – de Giorgio Chiellini, un gardien performant, un Matuidi toujours précieux à la récupération et une gestion des temps faibles rarement douteuse. Au final, le voyage retour vers Turin pourra se faire avec le sourire. Ce 1-1 est synonyme d’avantage conséquent, la faute au but à l’extérieur et l’avantage de recevoir.

Le perdant : Le jeu de surface de l’Ajax

Jeune, élégante, ambitieuse, créative et déterminée. Cette équipe de l’Ajax peut recevoir tous les superlatifs. Mais la finalité, le but, fut cette fois le maillon manquant d’un match réussi. Loin s’en faut. L’Ajax s’est signalé par des frappes de loin, souvent, mais a manqué de présence dans une surface de réparation rigoureusement gardée par Bonucci et Szczesny. Les profils du onze en sont la raison. Tadic a été très bon dans son registre, mais il n’est ni un finisseur ni un homme de surface. À l’instar de Neres, Ziyech et Cie, impuissants pour aller prendre l’avantage alors que les mouvements collectifs furent fabuleux. Rendez-vous au Juventus Stadium.