Manchester City bat Arsenal 3-1, Agüero s’est régalé

Manchester City

Vainqueurs 3-1 face à Arsenal, Manchester City et Pep Guardiola signent une dix-neuvième victoire en Premier League. Un succès construit par une organisation offensive et surprenante, alliant supériorité numérique dans l’axe et bonne utilisation des couloirs.


En alignant De Bruyne, Fernandinho, Gündogan et les deux Silva, Bernardo et David, Pep Guardiola avait, comme à son habitude, les intentions claires : avoir le ballon, offrir des relais à l’intérieur, combiner en triangles et en une touche pour permettre, ensuite, de mettre sur orbite Agüero ou Sterling, dans l’axe ou sur les côtés. Le plan, au regard du résultat et du jeu produit par Manchester City, a bien marché, tandis qu’Agüero a fait le plein avec trois buts (1e, 44e, 61e). En face, Arsenal fut pourtant un adversaire un temps contrariant. Guendouzi par exemple, qui fut chargé de suivre De Bruyne en individuel tout au long du premier acte, et dans le même genre Torreira sur David Silva, afin d’éviter les exploits de l’un ou de l’autre à quelques mètres du but, De Bruyne jouant très haut. Les Gunners avaient également réussi à égaliser par l’intermédiaire de Koscielny (11e) sur corner, et c’est avec un bloc compact dans l’axe (trop parfois, voir plus bas) et des bons mouvements en contre qu’ils s’offraient une première période plutôt convaincante en termes de jeu et d’organisation.

Manchester City a blindé l’axe, mais a construit son succès par le côté

Mais ce City-là est bien trop fort pour les hommes d’Unai Emery, dont le côté droit de la défense a provoqué sa perte. Sur le premier but, d’abord, alors qu’Iwobi perdait un ballon coupable à l’entrée de la surface. Résultat des courses, un centre de Laporte et une finition clinique d’Agüero de la tête (1e) permettait une ouverture du score précoce. Sur le second, Lichtsteiner, noté 2 par FF, resserait beaucoup trop Mustafi afin de contenir l’axe, mais oubliait quelque peu Sterling sur le côté gauche. L’international anglais profitait ensuite d’un mouvement collectif d’envergure – avec une merveille de passe de Gündogan – pour servir Aguero (44e). Deuxième but. Sur la dernière réalisation de City, c’est toujours ce même côté qui faisait défaut. Et Guardiola, s’il avait aligné nombre de milieux, l’avait bien compris, en demandant aux siens d’insister. Sur quelques séquences de fixation de l’autre côté puis de changement, où la patte de Fernandinho permettait inversions rapides et fluidité. Sterling s’embarquait finalement dans une série de dribbles dans la surface à l’heure de jeu (61e) pour clôturer le bal et servir Agüero, auteur d’un hat-trick.

Le carré d’as de Guardiola

Face à Arsenal, Pep Guardiola a montré qu’il restait un entraîneur innovant, aux idées neuves. Il n’a pas révolutionné le football ce week-end, mais en installant une sorte de carré dans l’entrejeu – voir schéma plus haut – entre Fernandinho-Gündogan, plus bas, et De Bruyne-Silva, plus haut, il n’a cessé de perturber l’organisation d’Arsenal. Qui s’est appliqué à blinder l’axe, au risque de voir Bernardo Silva et Sterling parfois trop libres sur les côtés, surtout pour l’Anglais. Une option qui offrait également à City des solutions pour casser les lignes, d’autant que les hommes de Guardiola se sont adaptés au retour des vestiaires. De Bruyne se retrouvait plus libre et délaissé par Guendouzi, grâce à des déplacements plus judicieux, tandis que Fernandinho naviguait entre défense centrale et milieu de terrain, laissant le loisir à ses coéquipiers d’adapter leur position en conséquence. Le tout créant incertitude et nécessités physiques, tactiques et mentales, tandis que City a également bien géré les situations de contre-attaque. Tout bon pour Pep et ses ouailles.