Manchester City bat United à Old Trafford et reprend les commandes

Manchester City, Manchester United, Premier LeagueLe chassé-croisé continue entre City et Liverpool pour le titre. Les hommes de Guardiola, vainqueur chez le rival United (0-2), reprennent le trône de Premier League et entretiennent le suspense. Quelle saison !

La mission était simple pour les ouailles de Pep Guardiola : l’emporter à Old Trafford pour reprendre leur place de leader à Liverpool. Et malgré une entame timide, City a vite retrouvé ses vertus pour disposer des hommes de Solskjær (0-2). Après un premier quart d’heure volontaire, Manchester United, conduit par Marcus Rashford, peinait à ressortir les ballons correctement. Le pressing des Skyblues se mettait en place et broyait peu à peu les sorties de balles des locaux. Dominateur, City se procurait la première situation intéressante de la rencontre sur une jolie reprise des 20 mètres de Bernardo Sila, bien repoussée par De Gea, pourtant masqué (19e). Dans la foulée, Rashford filait vers la surface citizen mais se heurtait à la bonne sortie d’Ederson. Ce sera l’une des dernières situations chaudes pour United, qui n’aura pas grand chose à se mettre sous la dent.

À sa main, City imposait sa domination territoriale, sans pour autant toucher ses attaquants, coupables de maladresses. Sterling parvenait finalement à se procurer la meilleure situation de la rencontre, après une série de dribbles, mais sa frappe aux six mètres finissait sa course dans les gants de De Gea (44e). Une minute plus tard, Agüero ne profitait pas d’un surnombre des siens dans la surface adverse et loupait complètement sa frappe à l’entrée de la surface (45e). Ce n’était que partie remise pour City, qui entamait la deuxième période dans les meilleures dispositions possibles. Sur le reculoir, United tenait mais finissait par céder. Guardiola, avec la sortie de Fernandinho et l’entrée en jeu de Sané, repositionnait Gundogan en pointe basse de son milieu. Choix payant, puisque l’Allemand sur une belle passe, lançait Bernardo Silva – lui aussi replacé au milieu – qui fixait Shaw et trompait De Gea (1-0, 54e). Le rouleau compresseur était lancé et les espaces se faisaient de plus en plus grand. Intenable, Sané sur son côté gauche combinait avec Aguero, mais sur sa frappe, l’Argentin caressait le poteau (56e).

La tête sous l’eau, United parvenait tout de même à réagir sur un centre de Rashford mais Lingard, trop court, ne pouvait reprendre le cuir (57e). Une aubaine pour City, qui s’en allait planter un nouveau poignard dans le dos de son adverse dix minutes plus tard, profitant d’une profondeur mal sécurisée. Sur un contre emmené par Sterling, Sané, côté gauche, fusillait De Gea – pas exempt de tout reproche -, et assurait à City une fin de match tout en contrôle. Tranquille. Et voilà maintenant City, avec cette onzième victoire consécutive et son petit point d’avance sur Liverpool, en tête du peloton.

Leroy Sané, clutch

Il n’avait visiblement pas le temps de niaiser. Entré en jeu à la cinquantième minute de la rencontre, Leroy Sané a permis aux siens de débloqué une joute cadenasser jusque-là. Remuant, l’Allemand a apporté du déséquilibre et du dynamisme. Il aura réussi, en permanence, à provoquer et fixer son vis-à-vis, Darmian, le tournant même plusieurs fois en bourrique. En outre, plusieurs de ses centres en retrait, même s’ils n’ont pas toujours trouvé preneur, ont mis le feu à la surface des Red Devils. Sans oublier ce pion, pour doubler la mise et mettre, définitivement, les siens à l’abri. Une rentrée de haute volée, qui aura constitué l’un des tournants de cette rencontre.

Encore une fois, Solskjær s’est loupé

Après la claque reçue sur la pelouse d’Everton(4-0), Solskjær était attendu. Et force est de constater que le coach de United s’est une nouvelle fois trompé dans son approche. Malgré un premier quart d’heure intéressant, ses hommes ont vite reculé. S’ils ont tenu bon pendant près de 40 minutes, les Red Devils ont vite été étouffés, incapables de ressortir un ballon dans de bonnes conditions et de défendre correctement leur largeur et profondeur. Sans idée, amorphe, United a donné le bâton pour se faire battre, ne sachant pas répondre collectivement à la pression adverse. Malgré de belles promesses à son arrivée, le coach Norvégien n’a finalement pas su insuffler des idées nouvelles à ses poulains, alors qu’il avait opté cette fois pour une défense à cinq. Et comme sous la houlette de Mourinho, le manque de compacité et l’animation en dent de scie ont eu raison des espoirs de victoire de United.