« Manchester United est devenu un cimetière pour les joueurs »

Catastrophé par la situation du club, Gary Neville a froidement constaté les échecs répétés de Manchester United dans la constitution de ses équipes.

L’héritage de Sir Alex Ferguson a été dilapidé par ses successeurs, et ça, les supporters de Manchester United ont du mal à l’accepter. Surtout que les choses ne vont pas en s’arrangeant. Bientôt dix ans que Manchester United n’a plus été champion d’Angleterre. Il n’en a plus l’étoffe. Les Red Devils ont vu Manchester City et Liverpool se partager les titres pendant qu’ils reculaient dans la hiérarchie du top 4 anglais dont ils ne font même plus partie.

Le début de saison catastrophique des hommes de ten Hag, marqué par une déroute à Brentford (0-4), après un revers inaugural à domicile contre Brighton (1-2), n’est pas de nature à rassurer dans l’environnement du club, d’autant que l’été a été plutôt agité. Sauf sur le marché des transferts. Un sujet qui fait grincer des dents à Old Trafford.

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Neville souligne le problème majeur

Alors que Manchester United nous avait plutôt habitués à flamber sur un ou deux coups, cette fois calme plat. Pour Gary Neville, le tableau est comparable à « une scène de film d’horreur ». Dépité par la crise qui secoue son club ces dernières années, l’ancien arrière droit a cette fois concentré ses attaques sur la politique de recrutement du club et ses piètres résultats en la matière, Neville estimant qu’il s’agit en fait d’un problème de longue date à Old Trafford.  »

L’un des problèmes de Manchester United depuis 10 ans, c’est qu’il a souvent changé de manager et de stratégie. C’est un problème majeur », a justement souligné celui qui officie désormais en tant que consultant à la télévision anglaise. Ce qui ne constitue pas forcément une circonstance atténuante dans la bouche de l’un des joueurs les plus capés des Manchester United.

Gary Neville s’est penché sur l’historique des transferts de son club ces dix dernières années, classant les arrivées en trois catégories: vert pour les réussites, orange pour les passages mitigés et rouge pour les échecs. « 75 % des joueurs qui sont arrivés n’ont rien donné. 20 % sont orange. Seuls 4 ou 5% ont donné quelque chose », évalue-t-il, rangeant Ibrahimovic et Fernandes parmi les réussites.

Ces quatre à cinq dernières saisons, les cas sont légion de ces joueurs arrivés au sommet contre un énorme chèque et partis déconfits presque aussi vite. Angel Di Maria en est un exemple frappant, tout comme Alexis Sanchez, et même le Belge Romelu Lukaku, dans une moindre mesure. « Ce club est devenu un cimetière pour les joueurs de football », assène Gary Neville. Le constat est implacable mais il traduit une forme de réalité auquel les amoureux du club sont désormais habitués.