Nice-OM : les sanctions, les justifications de la LFP et les réactions

Nice-OM : les sanctions, les justifications de la LFP et les réactions

Ce mercredi 08 Août 2021, la LFP a statué sur les incidents survenus au cours de la rencontre de Ligue 1 « OGC Nice – Olympique de Marseille ». Ses sanctions, ses justifications et les réactions marseillaises.

Le communiqué de la LFP

« Après lecture du rapport d’instruction en présence des deux clubs, la Commission prononce les décisions suivantes :

Au regard des graves violences, la Commission de Discipline avait décidé le 25 août 2021 de placer le dossier en instruction et, à titre conservatoire, de prononcer un huis-clos total sur l’Allianz Riviera pour la rencontre OGC Nice – FC Girondins de Bordeaux et de suspendre M. Pablo Fernandez, préparateur physique de l’Olympique de Marseille. – Le match OGC Nice – Olympique de Marseille est donné à rejouer.

– Trois matchs à huis-clos total pour l’OGC Nice, dont le match OGC Nice – Olympique de Marseille qui sera rejoué à huis-clos total sur un terrain délocalisé. Un match à huis-clos total a été purgé dans le cadre de la mesure conservatoire.
– Deux points de pénalité à l’OGC Nice dont un point avec sursis.
– Suspension de banc de touche, de vestiaire d’arbitres et de toutes fonctions officielles jusqu’au 30 juin 2022 de M. Pablo Fernandez, préparateur physique de l’Olympique de Marseille.
– Deux matchs de suspension à Alvaro Gonzalez.
– Un match de suspension avec sursis à Dimitri Payet. »

Les justifications de la LFP

Une fois le communiqué énoncé, la LFP a justifié ses sanctions. Sébastien Deneux, le président de la commission de discipline, a détaillé en conférence de presse, les raisons des décisions de son bureau :

« C’est la décision de la commission de décider que ce match recommencerait à 0-0 sur terrain neutre. Rentrait en ligne de compte, une particularité de ce dossier : l’arbitre avait décidé la reprise de la rencontre. L’arbitre était présent et il nous est apparu que les circonstances très particulières et le fait que Monsieur Bastien pensait, en rentrant aux vestiaires, le degré de désordre était tel qu’il ne pouvait pas être rejoué. Compte tenu de ses atermoiements, il nous a paru plus cohérent de faire rejouer ce match. Arrêté un match ne peut être une décision unilatérale d’un club en dépit de la position de l’arbitre. Il nous est apparu que la plus juste était de faire rejouer ce match »

« En dépit des circonstances de ce match, les comportements des Marseillais nous ont apparu comme sanctionnables, ayant participé de manière limitée, mais réelle au foyer de tensions. Ces comportements étant répréhensibles ont été sanctionnés. Celle de Payet a tenu compte du fait qu’il a été touché par une bouteille puis par un coup de pied d’un supporter »

La réaction de l’Olympique de Marseille

Le verdict tombé, l’Olympique de Marseille n’a pas tardé à réagir. Son directeur de communication, Jacques Cardoze, n’a pas eu « les trois points » qu’il demandait, mais ne s’en plaint par pour autant. Face aux journalistes de RMC Sports, il juge sévères les mesures prises contre Alvaro Gonzalez, le défenseur central de l’OM, sans vraiment en faire des tonnes :

« On pense qu’à la vue des violences, on attendait de la LFP une exemplarité plus importante pour que ça ne se reproduise pas. Je n’irai pas sur la question des points. Mais match gagné pour Marseille (…) ».

« l’OM décidera en début de semaine prochaine s’il convient de faire appel, après consultation du service juridique. Il nous faut les écrits et les motivations de la commission de discipline ».

« Au sujet de l’arbitre, un certain nombre de choses ont été dites. L’arbitre a été d’une très grande tenue lors de ces débats. Sa ligne de conduite a été de dire que ce match n’aurait jamais dû reprendre. Il a eu par deux fois des messages du délégué de la Ligue qui lui a demandé de reprendre, délégué qui a peut-être reçu des pressions du préfet. C’est l’arbitre le seul maître du terrain et il a décidé que le match n’aurait jamais dû reprendre ».