Pour Drogba, une CAN tous les quatre ans peut être une bonne chose

Pour Drogba, une CAN tous les quatre ans peut être une bonne chose

Figure du football africain et candidat à la présidence de la Fédération ivoirienne de football, Didier Drogba s’est exprimé sur le souhait du président de la Fifa de révolutionner la Coupe d’Afrique des nations. Et il s’est lui aussi prononcé en faveur d’une CAN tous les quatre ans.

Le projet défendu par Gianni Infantino, président de la Fifa d’organiser la Coupe d’Afrique des nations tous les quatre ans, au lieu du rythme bisannuel actuellement en vigueur, « peut être une bonne chose », a confié l’ex-attaquant Didier Drogba, interrogé par l’AFP mardi 4 février.

« Cela peut être une bonne chose parce que cela donnerait une saveur bien particulière à ce trophée par sa rareté », a dit l’ancienne gloire ivoirienne, 41 ans, de passage à Paris.

« Maintenant c’est un compromis, un juste milieu qu’il faut trouver. Les Fédérations africaines doivent se réunir pour en discuter », a prévenu l’ex-capitaine des Élephants, finaliste de la CAN en 2012 et 2006, et candidat pressenti à la présidence de la Fédération ivoirienne de football.

Samedi à Rabat, au Maroc, le président de la Fifa Gianni Infantino a présenté plusieurs mesures pour accroître la compétitivité du football africain, en conclusion de la « mission » de six mois de supervision du fonctionnement de la Confédération africaine de football (CAF). Avec comme principale proposition, l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations « tous les quatre ans » au lieu de deux actuellement.

Un grand stade dans chaque pays d’Afrique

L’éventuel manque à gagner serait compensé par une meilleure exposition, a exposé Gianni Infantino devant les dirigeants du foot africain : « Si on travaille ensemble, on ne va pas seulement doubler les revenus de la CAN mais on va les multiplier par 4 ou par 6 en présentant un produit pas seulement à l’Afrique mais au monde ».

Le patron de l’instance suprême du football mondial a également évoqué la création d’un fonds d’au moins un milliard de dollars (environ 900 millions d’euros) pour financer des infrastructures durables sur le continent et doter chacun des 54 pays d’au moins un stade de haut standing.

« La CAN en Afrique est un outil de développement pour les pays qui n’ont pas forcément les moyens ou les opportunités de le faire », rappelle Didier Drogba.

« À terme, on va être obligé d’arriver à cela car les joueurs africains évoluant en Europe sont pas mal lésés par rapport à leurs clubs. À l’époque, quand on jouait la CAN en janvier, partir en sélection c’était mettre en danger sa place de titulaire. C’était vraiment compliqué », a ajouté l’ancien joueur de Chelsea et de Marseille.

« Cela va être intéressant comme débat, j’espère pouvoir y contribuer », a encore complété Drogba, pressenti pour se lancer dans la course à la présidence de la Fédération ivoirienne.