Triplé de Timo Werner, lors de la victoire de Leipzig à Mayence

Triplé de Timo Werner, lors de la victoire de Leipzig à Mayence

Après trois nuls consécutif en Bundesliga, le RB Leipzig a enfin renoué avec la victoire au terme d’un match de très grande qualité chez un Mayence dépassé (5-0). Timo Werner s’est offert un triplé.

8-0 à l’aller. 5-0 au retour. Net et sans bavure. Il a peut-être mis une semaine de trop, mais il est là : Leipzig a passé la seconde, si ce n’est plus, ce dimanche pour véritablement lancer sa reprise post-pause liée au coronavirus.

En très grand manque de réussite le week-end dernier, avec un match nul pas vraiment favorable devant Fribourg (1-1), les ouailles de Nagelsmann n’avaient d’autres choix que de s’imposer à Mayence, sous peine de dire quasiment adieu définitivement au titre, et de se mettre en difficulté dans l’optique d’une qualification en Ligue des champions.

La veille, Leverkusen l’avait en effet éjecté du top 4. Et les pendules ont été sérieusement remises à l’heure. Après trois nuls de suite en Championnat, Leipzig s’est amusé chez un Mayence dépassé. 3-0 à la pause. 4-0 au final. Une démonstration collective. Un Werner qui a retrouvé le chemin des filets (0-1, 11e) sur un service de Laimer.

Un Poulsen qui a fêté comme il se doit sa 250e avec son club (0-2, 23e) après un centre de Sabitzer. Et le même Sabitzer (voir le gagnant) y allait de son but alors que Nkunku avait une première fois buté sur le pauvre Müller (0-3, 36e). 36e minute, 3-0, 10 tirs à 0. Bref.

Et encore, cela aurait pu être encore pire après 45 minutes si Poulsen (33e) ou Nkunku (45e) avaient converti leur très grosse occasion.

Si Beierlorzer, le coach de Mayence, ne s’avouait pas impuissant en lançant Mateta, attaquant de pointe, à la place de Bruma, défenseur, dès le retour des vestiaires, il comprenait très vite qu’il n’y avait rien à faire.

Après un festival de Kampl, ce dernier combinait avec Nkunku avant d’offrir le 23e but de la saison à Werner (0-4, 48e). On avait presque de la peine pour Mayence tant il n’y avait tout simplement rien à faire. Si ce n’est éviter un plus grand naufrage : heureusement, Werner n’était pas en réussite totale (68e, 70e)… mais signait tout de même un triplé après une nouvelle passe décisive de Poulsen (0-5, 75e). Leipzig est troisième de Bundesliga. A lui de retrouver une régularité dans la performance pour nous offrir une fin de saison haletante avec le Bayern, Dortmund, Leverkusen et Gladbach.

Mayence, même avec quelques situations pour sauver l’honneur en seconde période, n’a pu tromper Gulacsi et est bien loin de la C1 : avec cette 15e place, le déplacement chez l’Union Berlin, trois points devant, mercredi, ressemble peut-être à un tournant.

Kampl-Sabitzer, duo à frissons

Une douceur dans le jeu. Une vista dans les choix et les orientations. De la vitesse d’exécution. Une capacité de projection. Du sang-froid une fois arrivé dans la surface. Le duo Kamp-Sabitzer a été un métronome de très grande qualité. Tout passait quasiment par ces deux-là et ils se complétaient très bien, prenant tour à tour la responsabilité d’initier une offensive. Et même quand l’un perdait un ballon ou était pressé, l’autre venait à la rescousse. Blessé depuis novembre, Kampl a vite fait comprendre de nouveau combien il pouvait apporter. Vite, la suite.

Bruma a eu tout faux

Déboussolé par les mouvements adverses. Bien trop engagé, et même à l’extrême limite de l’expulsion avec quelques gestes inutiles, notamment un sur Nkunku, Bruma pouvait presque dire merci à son entraîneur de l’avoir sorti dès la pause pour mettre fin à son cauchemar. Sûr que les dirigeants de Mayence attendent bien mieux de celui qui les a rejoint cet hiver en provenance de Wolfsburg.