Trois points de plus face à Alavés, le Real Madrid y est presque

Trois points de plus face à Alavés, le Real Madrid y est presque

Grâce à un but de Karim Benzema sur penalty en début de rencontre et une passe décisive du Français à destination de Marco Asensio, le Real Madrid a pris le meilleur sur Alavés (2-0).

Un succès qui permet au Real Madrid de Zinédine Zidane de reprendre quatre points d’avance sur le FC Barcelone, à trois journées de l’épilogue.

Il ne peut (toujours) rien arriver au Real Madrid

Au coup d’envoi d’une rencontre qui venait clore la 35e journée de la Liga, la donne était simple : ou bien le Real Madrid reprenait quatre longueurs d’avance sur le rival barcelonais et tuait (quasiment) tout suspense, ou bien il se prenait les pieds dans le tapis et le relançait, à trois journées de la fin d’une saison en deux parties. Eu égard à la tournure prise par le feuilleton préféré des Espagnols depuis la reprise et au rôle de leader imperturbable incarné par les hommes de Zinédine Zidane, on imaginait toutefois très bien le scénario avant même le début de la projection : sans forcément briller, les Merengue finiraient par l’emporter face au dix-septième du championnat, donnant définitivement l’impression que rien ne pouvait leur arriver. Et mettons d’emblée fin aux spéculations : malgré la suspension du taulier Sergio Ramos, de surprise il n’y a pas eu. Et si ce à quoi on avait pris l’habitude d’assister ces dernières semaines est intervenu un peu plus tôt qu’à l’accoutumée, c’est une scène typiquement madrilène qui a placé le Real sur la voie royale. Après que le latéral Ferland Mendy a obtenu un penalty en début de match, le capitaine Karim Benzema se chargeait de la sentence sans trembler le moins du monde (1-0, 12e).

Partant et en dehors d’un sauvetage décisif de Raphaël Varane un peu plus tôt encore dans la rencontre, les locaux n’auront, une fois n’est pas coutume, jamais vraiment tremblé. Il y a bien eu un bon arrêt d’un Thibaut Courtois (25e) définitivement impeccable cette saison, quelques incursions de la bande du fraîchement nommé Lopez Muniz mais il y aussi et surtout eu la même impression continue : celle que le Championnat d’Espagne ne peut pas échapper à celle de Zidane. Un sentiment décuplé dès le début du second acte, après que Benzema a régalé un Marco Asensio qui pouvait tranquillement pousser le ballon dans le but vide (2-0, 50e). La suite ? Luka Modric et ses collègues en mode pilote automatique, une nouvelle prouesse de Courtois (61e) et un huitième succès de rang pour le Real. Un cinquième match sans encaisser de but, aussi, ce qui ne laisse guère de place au doute quant à l’épilogue de la Liga.

Mendy est (définitivement) lancé

Puisqu’il évolue dans la péninsule ibérique et non en Allemagne, ses statistiques demeureront vierges sur les différentes plateformes permettant de consulter des chiffres. Mais puisqu’il n’y a pas que les stats dans la vie, Mendy pourra largement se satisfaire de sa performance du jour. Car au-delà du penalty qu’il a obtenu et qui a permis à Benzema d’ouvrir le score, l’ancien lyonnais a aussi et surtout de nouveau signé une prestation très solide. Une de celle qui pousse un entraîneur à laisser un joueur du calibre de Marcelo sur le banc.

Muniz devra faire (très) vite

Sept défaites en huit journées depuis la reprise. C’en était trop pour les dirigeants d’Alavés. Exit Asier Garitano, place à Lopez Muniz. Puisque l’électrochoc a parfois ses raisons que la raison ignore, ces derniers espéraient peut-être qu’un miracle se produise sur la pelouse du stade Alfredo di Stefano. Celui-ci n’a pas eu lieu et le nouvel entraîneur du Deportivo devra rapidement trouver les moyens d’inverser une dynamique qui ressemble fortement à celle d’un futur relégué. Dans le match à deux qui s’annonce pour le maintien, Majorque ne pointe plus qu’à trois longueurs.