La Juventus arrache la victoire contre Naples


La Juventus arrache la victoire contre Naples

La Juventus Turin a arraché la victoire contre Naples (4-3) au terme d’un match spectaculaire ce samedi à l’occasion de la deuxième journée en Serie A.

Ronaldo et Higuain ont marqué, tout comme Lozano qui a inscrit son premier but sous le maillot napolitain.

La Juventus s’est dégonflée, mais s’en est tirée

Un exercice 2018-19 insipide, de nombreux reproches âcres ici et là, sans oublier des dirigeants qui voulaient le brader contre quelques babioles. Higuain n’était plus vraiment en odeur de sainteté avec la Vieille Dame. Mais l’Argentin ne s’est pas défilé, prouvant qu’il en avait encore sous la semelle. Un crochet sur Koulibaly plus tard, et l’ancien du Real Madrid faisait parler la poudre en expédiant le cuir dans la lunette du pauvre Meret (19e, 2-0). La Juventus, après vingt petites minutes de jeu, pouvait déjà voir venir. Ou presque. Danilo, fraîchement entré en jeu après un petit pépin physique venu contrarier De Sciglio, avait allumé la première mèche suite à un contre mené tambour battant par Costa, mettant ainsi les siens sur les bons rails (16e, 1-0). Le Napoli était pris à son propre jeu, et les Bianconeri eux, aussi bien sur attaque placée que sur les quelques transitions foudroyantes, broyaient leurs vis-à-vis. Allan s’était pourtant essayé, obligeant Szczesny à la parade (14e). Les locaux, eux, à leur avantage, avivaient leur magnifique partition lors du premier acte. Khedira, après s’être coincé sur Meret (30e), accrochait la barre transversale d’une frappe splendide (32e). Mais c’est finalement au sortir des vestiaires, dans un temps de gestion, que la Juventus pensait plier définitivement l’affaire. Sur un centre en retrait de l’intenable Costa, Ronaldo s’offrait le premier pion de sa saison (3-0). Pour tous, la messe était dite. Mais c’était sans compter la recrudescence napolitaine.

Avant de plier pour la troisième fois, Mertens loupait une balle de but (51e). Mais Manolas, lui, ne manquait pas l’occasion de réduire l’écart, d’un coup de casque sur une offrande de Ruiz (66e, 3-1). La rencontre s’emballait alors, lorsque Lozano, pour sa grande première sous le tricot azzurro, y allait de sa banderille sur un centre de Zielinski (67, 3-2e). Costa, dans la foulée, attrapait le poteau de Meret. Ruiz, lui, ne parvenait pas à remettre les compteurs à zéro (71e). Mais Di Lorenzo, pourtant aux abois, réglait parfaitement la mire (81e, 3-3). La joute, devenue folle, basculait un peu plus dans une folie pure dans les ultimes secondes, au moment où Koulibaly condamnait les siens d’un but contre son camp cruel (90+2e, 4-3). Epouvantable pour les Partenopei qui n’en avaient pas démordu. La Vieille Dame, quant à elle, pouvait avoir le sourire.

Higuain, retour fastueux

Maurizio Sarri ne l’avait pas abandonné, lui renouvelant encore et encore son amour infini. Et l’Argentin, après une rentrée des classes bien difficile la semaine dernière face à Parme, le lui a bien rendu. Par son pion extraordinaire, montrant la voie à ses troupes, et, bien-sûr, par sa partition de haute volée. De son jeu dos au but, à la justesse de ses remises, Higuain a éclaboussé ce choc de son talent fou, faisant étalage d’une palette considérable. Ses patrons, après avoir fait l’impossible pour le refourguer, ne devront pas oublier de se faire petit. L’homme, malgré ses difficultés, a fait preuve d’un mental à toute épreuve et aurait mérité bien plus de considération après les nombreux services rendus lors de son mandat. Et sa prestation du jour en est un parfait rappel

Koulibaly, cauchemar absolu

Son duel face à Higuain ne l’avait pas mis dans les meilleures conditions possibles. Et le Sénégalais a longtemps cogité, bien logiquement. Sans parvenir à émerger par la suite, mais sans non plus trop sombrer, reprenant peu à peu ses esprits. Jusqu’au temps additionnel, lors duquel il était l’auteur bien malheureux d’un but contre son camp, annihilant ainsi l’improbable come-back des siens. Atroce pour un joueur de cette qualité. Néanmoins, sa nervosité incessante au cours du match ne l’aura pas aidé. Et ses petites larmes au coup de siffle final devraient le hanter pour un moment.