Le PSG domine Angers, Gana Gueye buteur

Le PSG domine Angers, Gana Gueye buteur

Dans un bon jour, le PSG, sans Mbappé, Cavani ni Marquinhos, n’a pas eu à forcer son talent pour dominer Angers, qu’il devançait de deux points au classement au coup d’envoi (4-0). Le voilà désormais facile leader.

Comme souvent ces derniers temps, c’est avec une équipe assez largement remaniée que le PSG s’est présenté sur la pelouse du Parc des Princes, ce samedi face à Angers. Malade, Marquinhos a déclaré forfait. Tous deux remis, Mbappé et Cavani ont eux été préservés, et ont regardé les leurs s’imposer assez tranquillement depuis les tribunes (4-0). Malgré un début de match assez équilibré entre deux équipes qui n’ont pas fermé le jeu, c’est bien le champion de France en titre qui a ouvert la marque, par Sarabia, après une bonne passe d’Herrera, latéral droit d’un soir, et un bel enchaînement du gaucher espagnol (13e). Son tout premier but en match officiel avec Paris…

Un but qui n’a rien changé à la physionomie du match. Au moins en première période. Les deux équipes ont continué de jouer, et de se créer quelques situations intéressantes. Alioui, lancé dans la profondeur, s’est même retrouvé seul face à Navas. Mais, se croyant peut-être hors-jeu, il a totalement manqué sa frappe (22e). Paris n’en demandait pas tant. Sur un joli mouvement initié par Neymar et relayé par Sarabia, Icardi ne s’est pas fait prier pour doubler la mise, d’une frappe sous la barre (37e). Son premier but en Ligue 1, le deuxième en quatre matches, toutes compétitions confondues, avec le club de la capitale. Sans être surclassé, le SCO était sonné.

La deuxième période a alors été à sens unique. Paris a joué, attaqué, et multiplié les occasions franches. Si Butelle a limité les dégâts en sortant quelques parades, notamment devant Neymar (60e, 62e, 75e), il n’a rien pu faire sur le troisième but, signé Gueye. Lui aussi son premier but avec le PSG, et son premier en Ligue 1 depuis… le 23 mai 2015, avec Lille. Brillant dans le jeu mais longtemps malheureux à la finition, Neymar s’est tout de même invité à la fête en corsant l’addition en toute fin de match sur un bon service de Choupo-Moting (90e). Sur cette deuxième période, la différence entre les deux équipes était tout simplement béante…

Paredes répond enfin présent

Il y en a eu plusieurs. Gueye, qui était partout. Neymar, qui a fait vivre un cauchemar à ses adversaires. Verratti, fidèle à son début de saison, c’est-à-dire énorme. Ou encore Sarabia, décisif sur deux des quatre buts. Mais on a tenu à souligner le match plein de Leandro Paredes, un joueur particulièrement en difficulté dans le collectif parisien. Depuis son arrivée au club, en janvier dernier, pour 47 millions d’euros, l’Argentin avait accumulé les matches décevants, voire médiocres pour certains. Les recrues parisiennes de l’été au milieu de terrain (Gueye, Herrera) semblaient même le diriger un peu plus vers la sortie. Mais, malgré un nouveau match insignifiant face à Reims, il y a dix jours (0-2), il s’est vu offrir une nouvelle chance par son coach ce samedi. Et il a, enfin, répondu présent. Sans en faire des tonnes, l’ancien du Zénith a joué juste : 148 ballons touchés, meilleur total du match, et 95% de passes réussies. Utile à la récupération (8 duels gagnés sur 11), il a surtout séduit dans le jeu avec ballon, par ses passes verticales qui ont parfois cassé les lignes adverses. Dans un bon jour, il s’est même essayé deux fois à la frappe de loin (2e, 48e). Certainement son meilleur match avec Paris…

Le bloc défensif angevin fragile

C’est ce qui fait une grande partie de la force du SCO. Ce bloc défensif d’ordinaire compact, discipliné, qui fait les efforts pour fermer un maximum d’espaces à l’adversaire. Face à Paris, Angers a été trop fragile derrière pour espérer tenir tête à celui qui ne le devançait que de deux points au classement au coup d’envoi. Le premier but parisien, signé Sarabia, en est le meilleur exemple. Lancé sur le côté droit, l’Espagnol s’est très (trop) facilement infiltré entre quatre défenseurs adverses incroyablement statiques pour finalement tromper Butelle sans trop forcer. Sans un Butelle décisif à plusieurs reprises en deuxième période, l’addition aurait été pour le moins salée. Angers, ce samedi, avait simplement oublié une partie de ses fondamentaux.