Liga : Et à la fin, c’est le FC Barcelone qui gagne


FC BarceloneCette fois, rien ne semble pouvoir empêcher le Barça de glaner le titre en Liga ! Les Catalans ont battu leur dauphin de l’Atlético (2-0) grâce à des buts de Messi et Suarez en fin de match.

Pas de surprise au Camp Nou. Comme tout au long de la saison, le Barça ronronne, joue moyennement. Mais le Barça gagne. Fort de ses individualités, de sa réussite, de sa patience, de son ADN, il ne rompt jamais vraiment, s’appuyant sur une paire de centraux relativement solide, composée par Gérard Piqué et Clément Lenglet. L’Atlético, vite réduit à 10 – voir plus bas -, a eu quelques opportunités, certes, pouvant s’appuyer sur la solidité de son portier Jan Oblak pour maintenir sa tête hors de l’eau. Mais le Barça ne s’est jamais vraiment inquiété, dans son irréductible 4-3-3, connaissant l’avance à laquelle il aurait droit même en cas de 0-0.

Car avec onze points d’avance à sept journées de la fin, c’en est presque terminé pour la course au titre en Liga. Luis Suarez, d’une sublime frappe de loin (85e), puis Lionel Messi, deux minutes plus tard (87e), ne se sont quant à eux fait prier pour agrandir l’écart entre le leader et le dauphin du Championnat. Le Barça doit pourtant se montrer vigilant, à l’approche de la C1. Ses milieux se projettent rarement, à commencer par l’excellent Arthur Melo, plus rampe de lancement que catalyseur, et la bande à Valverde reste vulnérable sur transition défensive. À cette heure, l’armada offensive et le talent culé donnent raison à tout le monde.

Captain Messi mène la marche

Qui d’autre pour offrir au Barça une fin de saison couverte de gloire? Messi marque. Messi passe. Messi dribble. Messi régale. Le refrain est hebdomadaire. «Messi, Messi, Messi…» La chansonnette du Camp Nou l’est également. 33 buts et 12 passes décisives en Liga cette saison, rien que ça pour la Pulga. Son but (87e), après un beau rush et une frappe du gauche croisée dont il a le secret, venait fermer à double tour le scénario du Championnat espagnol. Dont le petit Argentin est définitivement le patron.

Diego Costa, rouge de honte

28e minute. Costa tacle, puis crie. Et pas sûr que les petits sobriquets envers la génitrice de l’homme au sifflet furent de mise, alors que l’Atlético était dans l’obligation de remporter ce match s’il ne voulait pas dire adieu au sacre ibérique. Résultat : carton rouge. Et si ses coéquipiers ont fait le boulot à 10 contre 11 jusqu’à la 85e minute, avec des intentions, de l’énergie et de l’intelligence, l’infériorité numérique a forcément été préjudiciable. Costa, à l’image de sa saison, ternit encore un peu cette étiquette de casse-cou des terrains qui lui colle aux crampons. À raison, ce samedi.