Liverpool et Sadio Mané dominent Tottenham

Liverpool et Sadio Mané dominent Tottenham

Dans cette revanche de la dernière finale de la Ligue des champions qui a été à la hauteur d’une affiche anglaise, Liverpool a longtemps buté sur l’excellent Gazzaniga mais a fini par s’imposer logiquement (2-1). Pour une faute sur Mané, Aurier a offert le penalty victorieux à des Reds toujours invaincus après dix journées !

Au regard des deux derniers affrontements entre Liverpool et Tottenham, on n’est pas loin de penser que les Reds sont en train de marquer psychologiquement les Spurs sur la durée. Quatre mois après avoir vu leur rêve de Ligue des champions s’envoler à Madrid face aux ouailles de Klopp, les Spurs ont été renversés par les pensionnaires d’Anfield au terme d’un super match. Un choc, une revanche, qui démarrait sur les chapeaux de roues quand Kane retrouvait le chemin des filets pour la première fois depuis un mois après seulement quarante-cinq secondes de jeu (0-1, 1re). Une perte de balle coupable d’Henderson et une remontée efficace de Sissoko permettaient à Son d’armer. Le cuir touchait du bois mais Kane était bien présent pour marquer son sixième but de la saison. Sonné, Liverpool peinait franchement à réagir véritablement, manquant de précision, dans un premier temps, sur ses centres. L’accélérateur était enfin enclenché après vingt minutes. Débutait alors le show Gazzaniga. Doublure de Lloris pendant la convalescence du Français, l’Argentin a tout simplement été dingue sur sa ligne, multpliant les interventions comme cette double parade devant Salah et Mané (27e). 29e, 30e, 47e : les arrêts s’enchaînaient.

Liverpool dominait largement la partie, avec des apports une nouvelle fois intéressants de ses deux latéraux (Robertson et Alexander-Arnold). Ne manquait, en fait, que la finition. Après un nouveau centre d’un Robertson très actif ce dimanche, un bon ballon de Fabinho arrivait au second poteau vers Henderson qui trompait enfin Gazzaniga (1-1, 52e). Tottenham, qui baissait en intensité et semblait même émoussé, finissait par commettre l’irréparable. Titulaire, Aurier faisait tomber Mané dans la zone de vérité. Fatal. Salah transformait pour faire jubiler Anfield (2-1, 75e). Les tentatives vaines de Rose (89e) et Son (90e+2) ne changeaient rien. Après dix journées, Liverpool reste invaincu et garde ses six points d’avance sur City. Qui parviendra à l’arrêter ? En tout cas pas Tottenham, 10e, qui enregistre sa troisième sortie en PL sans victoire.

Mané sait provoquer les pièges

Auteur d’un bon match, sans être génial, Mané a une nouvelle fois fait étalage de sa faculté à piéger l’adversaire dans les moments importants. Souvenez-vous, le 5 octobre dernier face à Leicester, dans une partie bien faible des coéquipiers du Sénégalais, le dernier finaliste de la CAN provoquait une faute d’Albrighton dans la zone de vérité pour faire jubiler les siens (2-1). Scénario finalement identique face à Tottenham. Même si la prestation des Reds a été bien meilleure. S’il a empilé les stats cette année, Mané, nommé pour le prochain Ballon d’Or France Football, sait aussi se montrer tellement précieux dans d’autres domaines. C’est le moins que l’on puisse dire. Dans la rubrique du gagnant, on se doit de signaler la très belle prestation de Fabinho. L’ancien Monégasque a dominé dans son secteur, surtout quand ses coéquipiers Henderson et Wijnaldum ont connu davantage de difficultés.

Aurier, une erreur qui fait tache

Il est venu tout gâcher. Oui, Tottenham subissait énormément mais Gazzaniga tenait franchement la baraque et ce nul à Anfield aurait pu faire énormément de bien aux troupes de Pochettino. Mais sur une maladresse face à ce diable de Mané, Aurier, en voulant dégager alors qu’il avait gagné son premier duel face au Sénégalais, déséquilibrait son vis-à-vis pour un penalty évidemment logique. Dommage pour l’ancien Parisien qui n’avait pourtant pas pris l’eau jusque-là dans un duel compliqué face à Mané. Si Robertson avait eu, lui, beaucoup de liberté, Aurier n’a pas non plus été aidé par ses coéquipiers du côté droit. C’est en tout cas une erreur qui arrive bien mal pour un Aurier jamais vraiment indiscutable dans l’esprit de son entraîneur.